Texte structuré par une dramaturgie du théâtre dans le théâtre, deux hommes et une femme, comédiens, jouent aux sumos : ils se remémorent leurs expériences passées et leurs illusions déchues entre le jeu amoureux et celui du pouvoir, alors qu’ils montaient une école de sumos. Le scénario de ce souvenir, qui devient fiction, est repris à travers une émission de télévision qui reçoit, en direct, les confessions de ses candidats. Par ces jeux de clairs-obscurs, et avec un traitement direct, le statut de la réalité est sans cesse contesté, à travers une pièce écrite comme une partie graphique de ping-pong. C’est avec humour que la violence du mensonge nous est donnée, celle des hommes qui font et jouent en même temps à travers le langage et la mémoire. La langue demeure fragile et incertaine, et c’est en cela qu’elle est forte puisqu’elle parvient à nous faire douter. C’est une écriture jeune, qui se cherche, qui avance en même temps que la narration, résolument contemporaine dans un ensemble simple d’accès.
Publié dans Uruguay Ecritures dramatiques d'aujourd'hui